Développé au
GAIV (Groupe Art et Informatique de Vincennes à St Denis) Sonographe est un outil pour la
création de sons musicaux à partir de différentes représentations
graphiques : Les Sound
Potatoes
permettent de créer des sons de cordes pincées en un tour de souris, Les Graphes
de couplages élastiques permettent de créer des oscillateurs et des
filtres et enfin, les images (bmp, jpeg…) peuvent être interprétés comme des sonagrammes pour
produire des fichiers de son (.wav) ou être
directement interprétés en MIDI. Des pinceaux spécialisés permettent de
dessiner directement des harmoniques et des répétitions. Les fichiers MIDI
peuvent être utilisés pour contrôler les tracés des pinceaux. Cette version est
une adaptation/recréation de l’application Phonogramme
dans l’environnement .NET, elle est entièrement écrite en C# et utilise DirectX
managé pour les entrées sortie audio.

On trace directement une
« Sound Potato »
avec la souris. Le son est synthétisé par le déplacement d’un mobile virtuel le
long de cette trajectoire, qui à chaque tour subit une tension élastique. La
valeur d’un échantillon est proportionnelle à la projection de la position du
mobile virtuel sur l’axe des x.
Le son peut ensuite être enregistré
ou visualisé à différentes échelles sous la forme classique amplitude/temps :

Les indications de durée
sont en millisecondes. Chaque période correspond à un tour du mobile sur la
trajectoire.
A une plus grande échelle
(ci-dessous), on voit l’amplitude du signal diminuer au fur et a mesure de
l’application de la tension élastique.

Au cours du temps, la
trajectoire s’arrondie, donc le signal se simplifie et tend vers une
sinusoïde :

Les graphes sont
constitués de points mobiles (ronds) et de points fixes (carrés) qui peuvent
être reliés entre eux par des liens élastiques.

On crée les points mobiles
en cliquant en un point du fond. On crée les points fixes en traçant un petit
trait diagonal. Si deux points sont créés consécutivement (en moins de 500
millisecondes) ils sont automatiquement reliés. Sinon, on peut créer ou
détruire les liens en initiant un trait vers le bas à partir d’un point.
On déplace les points en
initiant un trait vers le haut à partir d’un point. On peut ensuite lancer ou
arrêter l’animation.
Pendant l’animation, il
est possible d’attraper un point et de le déplacer, ou d’en créer de nouveaux.
Pour créer un son, il faut
préparer un récepteur (symbolisé par un demi cercle) en le reliant à un point.
Les récepteurs sont créés par un trait diagonal un peu plus long. Le récepteur
va enregistrer dans un fichier son les déplacement du point mobile qui lui est
associé. S’il y a plusieurs points reliés au récepteur, les déplacements seront
additionnés.
Les émetteurs (disques),
sont créés en traçant un cercle avec la souris.
Lors de leur création on
sélectionne un fichier son à lire. Les émetteurs vont déplacer les points qui
leur sont associé en fonction de la valeur des échantillons.

Sur cette image, le son
produit par une Sound
potato permet
d’exciter le système. En fonction de la tension des liens et des paramètres des
points du graphe, on obtient sur le récepteur différents filtrage du son émis.
Les images, à la manière
des sonagrammes, représentent le son dans l’espace temps/fréquences.

Le temps sur l’axe
horizontal, et les fréquences verticalement.
On peut choisir deux type
d’échelle de fréquence : linéaire ou logarithmique. Dans les paramètres de
l’image, on donne alors soit un nombre de Hertz par pixel, soit un nombre de
pixel par octave.
En mode logarithmique, une
translation verticale (par couper coller par exemple) correspond à une
transposition.
En mode linéaire, La
distance entre les harmoniques varie avec la hauteur.

Lorsqu’on calcule le son,
le système effectue une synthèse additive en utilisant la composante rouge de
l’image pour les valeur d’amplitude et en générant les phases aléatoirement
pour chaque ligne de l’image.
Lorsqu’on joue l’image en
MIDI, les départs de notes sont générés lorsque la valeur de l’image est sous
le seuil de 40% de luminosité, et la fin de la note est déclenchée quand la
valeur de luminosité dépasse les 60%.

Le « filtre
MIDI » permet de voir quels sont les éléments de l’image qui seront joués
en MIDI. Cela ressemble aux cartons des orgues de barbarie : seule les
lignes de l’image correspondant à des demi-tons sont interprétés (Ici, l’image
est en échelle logarithmique pour les fréquences).
L’application n’en est
qu’a son premier stade de développement. Pour l’instant les éléments et
paramètres ne peuvent être sauvegardés (mis à par les images et les sons .wav).
D’autres modes de synthèse
sonore à partir de graphiques seront développés et intégrés. Les outils de
manipulation d’image et de son seront améliorés.
Pour obtenir une version :
Ecrire à
Vincent
Lesbros (v i@ a i . u n i v - p a r i s 8
. f r)
Université
Paris 8, Laboratoire d’Intelligence
Artificielle, GAIV à la MSH paris Nord - 2004-04-01