Internet et les effets audio numériques
Daniel ARFIB,
CNRS-LMA
31 Chemin Joseph Aiguier
13402 Marseille Cedex 20
email : arfib@lma.cnrs-mrs.fr
résumé :
Cet article entend livrer quelques réflexions sur
l'usage de l'Internet pour l'apprentissage dans un domaine particulier de
l'Informatique musicale : les effets audionumériques, et notamment sur la
"révolution philosophique" qu'il engendre.
Et révèle que ce nouveau mode d'apprentissage pose la
question de l'apprentissage d'une connaissance à partir d'informations
nombreuses et parcellaires dans des termes très différents de média plus
traditionnels.
Il s'appuie sur les travaux en cours dans le cadre
d'une action européenne COST G6 "digital audio effects", en
particulier pour la création de sites dédiés à ce sujet.
1 internet
quelle philosophie de l'apprentissage ?
1.1 internet : le textuel et
l'hypertextuel
La diffusion rapide d'Internet se fonde sur quelques
points fondamentaux: l'utilisation d'un modèle commun à tous les sites et la
possibilité d'établir des liens: l'hypertexte. Le premier point, le modèle
commun, était surtout vrai lors des débuts du standard html : toutes les pages
web contenaient du texte, des images et des fichiers, notamment sonores. C'est
leur standardisation qui rend possible l'usage de différentes plates-formes
pour créer et lire ces pages. Le second point, l'hypertexte, est en un sens
plus révolutionnaire. C'est lui qui rend la notion de distance
psychologiquement insignifiante. On pointe d'une information à une autre sans
que la localisation de celle-ci ait une quelconque importance : le réseau
(le web, la Toile) rend indifférent pour l'utilisateur la situation
géographique.

la notion de
l'hypertexte
1.2 le linéaire et l'associatif
Ces deux points ne sont pas suffisants pour expliquer
un retentissement aussi important que celui apporté par Internet. Après tout,
un livre peut contenir des images, et un CD des sons. Il faut donc examiner
d'un peu plus près ce en quoi Internet représente un changement important de
mentalité dans l'apprentissage. Le linéaire, c'est du texte classique, où
l'information est déployée de telle manière que l'on commence au début du texte
et qu'en arrivant à la fin on ait acquis une connaissance. L'associatif, c'est
le zapping qui fait qu'au lieu d'expliquer on fait référence à autre chose.

linéaire
(gauche) et associatif (droite)
Ces deux modes de pensée semblent exploiter deux
structures cérébrales d'apprentissage différents, le linéaire participant à la
cohérence : on exclut le reste pour se consacrer à un thème, l'associatif
privilégiant la relation avec l'extérieur : une dizaine de mots-clés et on
explore des mondes certes reliés mais aussi bien distincts.
1.3 la connaissance nivelée et la
connaissance abrupte
Un autre type de distinction s'impose : un
support classique utilise généralement une délimitation du champ de
compréhension du lecteur ou auditeur : il y a une sorte d'homogénéité dans la
teneur du message; même s'il peut exister des passages réservés aux
utilisateurs avertis, la règle générale est de ne pas perdre son public en
route. Internet, lui, introduit une connaissance abrupte à laquelle se
confronte son utilisateur. A lui de décider de la validité ou de l'adéquation
de l'information. Un même sujet, par exemple la synthèse croisée de deux sons,
peut être évoqué sous des points de vue totalement différents.
Cette nouvelle distinction entraîne une différence
dans la hiérarchisation possible de cette information : à l'utilisateur de
savoir que garder, et que mettre en valeur ou non. De plus les références
croisées deviennent systématiques: sur un sujet limité comme la microtonalité,
on aboutit à une sorte de confraternité de sites où chacun pointe sur ses
congénères.
2. les
outils d'internet
Dans cet univers peuplé de pages web avec leurs
multiples attaches de sons, d'images et de vidéos et les hypertextes qui
pointent ailleurs, quels sont les outils véritables de l'utilisateur
2.1 la navigation Internet et le
classement des infos
Cette navigation est souvent à l'estime : partant
d'un site connu, on s'aventure, souvent par intuition ou pressentiment, vers un
autre site. Inévitablement on ira ailleurs, jusqu'au moment où l'on se
souviendra du point de départ de l'investigation, pour explorer une autre voie.
C'est à coup sûr un enjeu important de savoir "naviguer", et aussi de
savoir garder trace de la connaissance. Il est tout à fait curieux de constater
que souvent seul en résulte une liste linéaire de signets (bookmarks en
anglais) dont la nature relationnelle disparaît. Manquent par exemple des modes
de représentation multidimensionnels.
2.2 la recherche avec moteur et les
bons mots-clés


Cette recherche, qui utilise des mots-clés pour
trouver des sites convenables, et leur combinaison, nous conduit à une autre
gageure: hors de l'idéal d'un langage descriptif souple (celui que l'on utilise
avec un(e) bibliothécaire ou documentaliste) on ne dispose que de mots abrupts
qui sont donnés en référence à des logiciels de recherche de "toutes les
pages du web" qui contiennent ces mots [1]. Les guillemets prennent leur
saveur quand on sait que chaque moteur de recherche va donner un résultat
différent à cette recherche.. Sans aucun doute la sélection des référence sur
un mot-clé se fait souvent par raffinement, en en combinant plusieurs, et un
pas nouveau viendra de l'aide apportée par des recherches contextuelles.
2.3 le bouche à oreille des news
alors que la navigation et la recherche par mots-clés
s'appuient sur des critères mécaniques, les groupes de news s'appuient sur une
bonne vieille méthode : le bouche à oreille: posez une question, l'univers vous
répondra. Un des écueils de cette approche est évidemment la saturation de
questions répétitives (d'où les FAQ, frequently asked questions) mais aussi la
difficulté de structurer le désir d'information : on veut être au courant ,
mais pas de tout, car le temps de consultation ne peut être infini. Il existe
aussi des moteurs de recherche explorant les news, ce qui permet avec un mot
clé de découvrir les nouvelles s'y reliant.
3. explorer
un thème (les nouveaux bibliographes)
Une fois intégrés les principes de base de l'Internet,
comment un individu peut-il bénéficier de ce niveau d'intelligence
participative pour en extraire sa propre connaissance? Cela passe par deux
phases: le choix d'un thème et les méthodes (donc les trouvailles aussi)
3.1 choix d'un thème: les effets
audio-numériques
Il s'agit ici d'un travail de préparation, qui peut
être pratiqué avec ou sans le réseau. il s'agit de délimiter un champ
d'investigation dans lequel on veut rester.
Prenons l'exemple des effets audionumériques. Un
effet audionumérique est un dispositif ou programme de transformation d'un ou
de plusieurs sons. Certains d'entre eux sont connus depuis longtemps, par
exemple la simulation de la réverbération, d'autres viennent de techniques
récentes de traitement de signal. Mais cet ensemble très vaste est surtout
destiné à la production sonore et musicale.
Cet exemple est choisi en particulier à cause de mon
implication dans une action européenne COST intitulée "digital audio
effects", qui se déroule sur une période de quatre ans. Elles s'offre
comme moyen des réunions de travail entre des délégués (actuellement 14
délégués, de 8 pays différents) et comme moyens de travail l'écriture d'un
livre, la mise en place d'un site web et la constitution d'une banque de
données sonores. Une conférence internationale, daFX98 a déjà été effectuée à
Barcelone dans ce cadre, et une nouvelle est en vue a Trondheim (Norvège) en
décembre 99. Ce sujet lui-même se prête bien à l'utilisation d'Internet,
notamment par la dissémination importante sur la Toile (web) d'inserts
(plug-ins) d'effets audionumériques.


site de
travail du COST G6 et site de la conférence daFX98 [2] [3]
Une réflexion doit se faire sur deux niveaux: l'un
est sur la nature des effets eux-mêmes, l'autre est sur le point de vue que
l'on veut avoir sur eux (celui du musicien, du programmeur, de l'honnête homme,
etc.)
Pour
le premier niveau, on peut distinguer des effets qui s'appuient sur le temps,
d'autre la fréquence, mais aussi simplement collectionner des noms d'usage de
ces effets, par exemple phaser, flanger, etc.. et en dresser toute une liste.
Celle-ci peut alors nous servir par exemple pour choisir des mots-clés.
Pour
le deuxième niveau, les mots associés seront choisis suivant le point de vue
désiré. par exemple l'utilisation de programmes sur une machine dédiée, ou d'un
programme spécifique va nous permettre de cataloguer différentes approches.
Ainsi on peut structurer un type d'appréhension de la connaissance, ou du moins
de matériaux. Cela détermine la nature des sites que l'on veut examiner.
S'agit-il de récupérer la matière d'un cours universitaire, d'avoir des
ateliers pratiques, de se constituer une bibliothèque de sons, ou d'obtenir des
schémas électroniques? S'agit-il de récupérer ("download") des
version de démonstrations de programmes destinés à une machine ou un système
d'exploitation. S'agit-il d'obtenir les commentaires, ou les questions
d'utilisateur sur l'usage d'un effet?
3.2 les méthodes
La méthode de navigation simple fonctionne très bien
quand le ciblage est très crucial, et qu'une certaine connaissance des sites
est déjà faite. Par exemple supposons que le but soit de connaître, en France,
les centres et studios de création numérique. Il suffit de partir de l'un
d'entre eux (pourquoi pas l'université paris8? [4]) pour répertorier rapidement
quelques autres et éventuellement compléter par sauts successifs éventuel aux
liens de ces adresses

La méthode de recherche par mots-clés peut s'avérer
rapidement très (trop) performante. Par exemple on peut choisir la synthèse
croisée, ou le morphing sonore, et commencer par l'étude du vocodeur,
analogique ou vocodeur de phase. Il faut souvent associer des mots restrictifs
pour éviter par exemple avec les synthèses croisées, de se promener vers les
sites d'ingénierie génétiques. Car sur le web on revient rarement bredouille,
mais il faut un peu d'expérience et de flair pour repérer ce qui est
intéressant. Une bonne technique est dans ce cas d'aspirer les sites pour les
consulter hors-ligne, et pourquoi pas de se préparer une page html personnelle
qui répertorie et commente le résultat de la pêche.
3.3 les trouvailles ; infos et
programmes
A titre d'exemple, parti des mots comme cross
synthesis, morphing, linear prediction, cepstrum, on peut "tomber sur des
sites très divers, dont uniquement quatre exemples sont montrés ici: deux
exemples de "cours", et deux exemples de sites de programmes. Il va
sans dire que cela représente uniquement une fraction ("phase
vocoder" par exemple est relié a plus de 200 sites, dont beaucoup ont de
l'intérêt). On s'aperçoit qu'il faut essayer d'adopter une méthodologie pour
intégrer humainement cette profusion.


deux sites
d'infos sur les effets [5] [6]

deux sites
de programmes (plug in) [7] [8]
4.
exploiter les résultats
Il faut constater que explorer et exploiter n'est pas
la même chose. Même si ces deux démarches peuvent correspondre à deux types
psychologiques différents le scientifique moderne se doit de posséder les deux
facettes : chercher, donc trouver ; et mettre en valeur. Cette deuxième
phase est très inquiétante en ce qui concerne la Toile (le web) : la navigation
et les moteurs de recherche développent le côté mémoire associative et
n'apportent pas spontanément un regroupement sensé des informations. On bute
sur la différence subtile mais importante entre l'information (ou les
informations) et la connaissance. Cette connaissance est une structure
sous-jacente. Elle n'est pas identifiable aux éléments d'information, mais à
leur organisation. Comment donc exploiter les filons pour en tirer parti dans
la vie courante?
Voici un élément de ma réflexion : dès que
l'exploration est terminée, du moins pour un temps, on se retrouve avec un
ensemble disparate qu'il faut organiser. C'est bien à ce niveau qu'apparaît la
plus grande difficulté pour la machine qui voudrait le faire, et pour l'homme
lui-même d'ailleurs. C'est dans cette faculté de distinguer par le contenu et
non par les mots-clés que l'on reconnaît la capacité de synthèse humaine : on
reconnaît à vue d’œil ce qui est similaire ou complémentaire, et ce qui doit
être écarté ou mis à part dans un autre domaine. L'utilisation de la Toile peut
d'ailleurs beaucoup bénéficier de l'exemple d'autres média
4.1 les infos sous forme de livre
Il s'agit pour l'utilisateur d'écrire un plan de ses
trouvailles, et peut être aussi de ses manques, en linéaire, avec des
chapitres, des sous-chapitres, des références bibliographiques ou webiennes. Il
s'agit aussi d'intégrer dans chaque paragraphe des informations importantes
trouvées dans les sites du web, qui peuvent être copiées (couper-coller)
totalement et collectionnées, ou au contraire retranscrites dans un autre style
d'écriture. Alors l'information change de style sans que son contenue soit trop
altéré. Dans le premier cas, c'est un peu comme un livre d'actes de colloques,
où l'on regroupe des articles divers en les plaçant dans une certaine
catégorie. Dans le deuxième cas, c'est comme un livre de synthèse, qui suppose
un remaniement majeur au niveau de la forme, et reste comparable comme travail
à une recherche bibliographique classique, mis à part que les matériaux peuvent
être de nature autre que l'écrit (figures, sons). Néanmoins, le travail
d'écriture créative doit être là. C'est souvent ce qui manque comme ultime
étape à un inventaire du web.
4.2 les infos sous forme de banque de
sons et images
il s'agit ici de tirer parti du cote multimédia de
l'internet, et de viser comme idéal une présentation vidéo ou informatique: on
part de l'exemple sonore et de son illustration pour remonter à la description
et à l'usage. Ceci peut s'avérer très performant par exemple pour ce qui
concerne les effets audionumériques; en un sens on annexe l'explication au
résultat, et seulement ensuite on en dégage une abstraction. Cela est vrai pour
une collection de sons, mais aussi d'images (cela rappelle peut être à certains
les abécédaires de notre enfance) Plusieurs niveaux peuvent se dévoiler, avec
différents points de vue: celui du musicien, du programmeur, de l'ingénieur,
tout en partant de l'ancrage d'une illustration visuelle ou sonore.
4.3
les infos en fourre-tout référencé
L'exploitation de trouvailles du web peut aussi ne
pas être désirée dans sa normalisation, en un sens l'effervescence du web est
signe de richesse et de diversité et à quoi bon la réduire. Dans ce cas un
minimum de classement peut s'opérer: lister, ne serait ce que par ordre
alphabétique les sites découverts, avec une catégorisation éventuelle de leur
contenu permet de s'y retrouver déjà. Ensuite un index avec les mots les plus
importants, leur explication et les sites associés est un moyen élégant,
d'ailleurs utilisé abondamment dans les livres pour retrouver facilement une
information.
5. faire un
site sur les effets audio-numériques
1.
implanter un site
Implanter physiquement un site internet possède des
problèmes de sécurité, mais aussi de bande passante, d'accessibilité. Ceci
n'est pas le sujet de cet article, qui vise à l'utilisation de l'outil plutôt
qu'à sa confection mais il est bon d'en dire quelques mots: Un site uniquement
destiné à la consultation, fixé dans un état de stabilité n'est pas vraiment
délicat à mettre en œuvre. D'ailleurs beaucoup de fournisseurs d'accès
(providers) permettent aisément cette implantation, et de nombreux programmes
permettent de réaliser des pages élémentaires en quelques heures ou quelques
jours. Changer de temps à autre quelques éléments d'un site personnel réclame
simplement de télécharger vers l'adresse du site les nouvelles pages.
L'attrait, mais aussi la difficulté arrive quand se
révèle le besoin de communication entre des individus d'un même groupe
d'intérêt. Si le site devient non seulement consultable mais récepteur la
faculté d'acceptation et de divulgation a besoin d'être éclaircie, en soi et
vis à vis des utilisateurs. L'usage d'une base de données partagée a un aspect
pratique pas totalement évident quand elle doit être reliée a un site web: la
notion de système d'exploitation intervient alors, tandis que ce système est
transparent pour la constitution de pages web "normales"
5.2 le but du jeu du web, rassembler
et distribuer
Constituer un site possède un enjeu différent de la
simple recherche dans les sites des autres : il s'agit de parvenir à rassembler
des informations mais aussi de donner une interface à l'utilisateur. La
perspective personnelle doit maintenant s'élargir à un niveau collectif; on
peut s'accommoder de ses propres idiosyncrasies dans le rangement ou le
désordre, mais le partage avec un environnement extérieur est de nature
différente. A ce sujet l'inertie du comportement de la communauté (micro)
informatique vis à vis de nouvelles interfaces (périphériques gestuels ou
interfaces graphiques non standard) montre que le jeu de la communication et de
l'interactivité n'est pas joué totalement et surtout qu'il n'est pas la
conséquence directe du progrès technique: il suffit de compare les gestes
permis par l'utilisation d'une souris d'ordinateur et ceux d'un potier qui
modèle un vase pour se convaincre de la limitation acceptée par la communauté technique.
Mais, même avec la rusticité et l'inadéquation des
outils actuels le gain de l'utilisateur dans un réseau d'intérêt partagé est
important. J'appelle ici réseau d'intérêt un groupe d'individus responsables
qui se consacrent à un domaine (exemple typique: l'ensemble des délégués dans
une action européenne COST), et communauté l'ensemble de la société qui
interagit avec ce groupe. Ce gain est à plusieurs niveaux:
- au niveau du réseau lui-même (les gens actifs) car
la construction et l'utilisation d'un site sont fédératrices. Elles requièrent
un responsabilité double : celle du contenu et du contenant.
- au niveau de l'échange entre le réseau d'intérêt et
la communauté en général : un site internet bien conçu, devenu une
référence cotée dans les moteurs de recherche devient en lui-même un outil de
travail pour d'autres tout comme le geste d'aller dans une bibliothèque peut
l'être
- au niveau de l'échange de la communauté vers le
réseau d'intérêt : dès que la notion de l'apport possible de la communauté envers
le réseau est accepté, cet apport est immédiat. A titre d'exemple les actes
d'une conférence agissent de la sorte et ce d'autant plus qu'ils sont
communiqués en ligne. Une étape clé dans ce dialogue est la fixation d'un but
et de règles précises. Cela n'est pas aisé: lorsqu'un individu par exemple
programme un effet audionumérique en Matlab pour lui-même il se soucie peu de
méthodologie ou de documentation. Mais l'usage collectif réclame une certaine
explication :par exemple il y a au moins trois manières distinctes d'écrire un
tel effet (échantillon par échantillon, bloc par bloc, ou par sons entier). La
question des standards audio est aussi un point très important. Il va aussi
sans dire que l'écriture de programme est souvent "fermée": les
structures sont complexes et le package est bouclé en quelque sorte.
6.
conclusion
On s'aperçoit que la recherche d'une connaissance
grâce à l'Internet nécessite beaucoup de temps, de doigté, et surtout qu'elle
nécessite une structuration de l'information pour en extraire la
"substantifique moelle". Loin d'être anodin, le moyen utilisé
propulse dans un mode de connaissance associative, qui risque d'influencer
fortement le comportement des nouvelles générations. Dans le cadre des effets
numériques, on peut dire que la multitude de descriptions, de programmes de
sons disponibles sur la Toile rendent Internet un outil indispensable mais
aussi complémentaire de réalisations traditionnelles telles le livre, ou le CD
audio. La constitution d'un site "ouvert" nécessite une réflexion
approfondie sur les "standards" de communication dès que cette
ouverture se fait au niveau d'un réseau européen.
références:
les sites suivants ont été utilisés pour cet article
[1] http://www.excite.fr
[2] http://dualado.gaps.ssr.upm.es/~audio_fx/
[3] http://www.iua.upf.es/dafx98/
[4]
http://www.ai.univ-paris8.fr/~bam/musinfo/Links_CM.html
[5] http://www.prosoniq.com/time_pitch_faq.html
[6]
http://svr-www.eng.cam.ac.uk/~ajr/SpeechAnalysis/index.html
[7] http://www.kagi.com/mnorris/soundmagic/effects.html
[8]
http://www.cs.uwa.edu.au/~skot/vellocet/software.html#vstplugins